Pierre Lebas

Galeries

Le travail de Pierre Lebas se situe entre la représentation traditionnelle figurative et une approche iconographique métaphorique. Ce sont les formes, les matières, les scènes décrites qui réinventent l’espace et le temps, organisant ainsi une théâtralité mettant en scène farce, tragédie, constat, suspens, comédie ou drame. L’approximation de l’être humain se décline dans un mythe quotidien, fragilise ses données familières, annihile son fond et sa forme; l’artifice de sa vie est constamment affaibli par l’éventualité d’une soudaine défaillance.
C’est une invention de nouveaux rites et idoles, comme pour assurer un état transitoire onirique parfois confortable, parfois dramatique. Ces peintures, gravures, dessins et assemblages tentent de diriger le regard sur les attirances et les répulsions qui naissent de la confrontation de l’homme avec son image. Le spectateur peut ainsi reconnaître un geste, une position, une ambiance empruntée à son réel, et peut s’exercer à une relecture de ses fantasmes, de ses envies, de ses rêves, de ses croyances qui construisent l’inconscient de son existence. C’est une retranscription subjective et critique d’actes qui gèrent sans partage et sans poésie nos comportements sociaux: l’image de la femme, des minorités, du faible, du fort, de l’érotisme, du spectacle médiatique et politique, de la religion, de la mort…
Son univers se situe aux portes de l’impulsion, du doute, de la fragilité traduit par une recherche graphique entre la ligne et l’ombre, entre l’espace, le vide et l’intemporalité du moment. C’est un journal d’imageries tenu à jour, illustré de contes oniriques, racontant ses histoires issues d’une pensée visuelle narrative. La chose défendue y est visible, la raillerie s’invite à l’imaginaire, la poésie laisse libre court aux rencontres hétéroclites.
Serait-ce une tentative désespérée de se tenir autrement dans ce monde?
Est-ce la libération d’un univers absurde et cette accoutumance à vouloir le représenter?
Ce qui est sûr, c’est que c’est une promenade de rendez-vous pris au coin d’une feuille, entre écriture et dessin, entre imaginaire et figuration, entre l’origine et l’absolu, entre l’amorce et l’aboutissement.
Après avoir orienté son travail plastique autour des techniques de l’installation, la performance, la sculpture mécanique interactive, la scénographie, le son et la vidéo pendant un certain nombre d’années [seul et en collaboration avec d’autres artistes], Pierre dirige actuellement sa création vers des séries de dessins (graphite, fusain, mine de plomb, encre, pierre noire) de peintures (aquarelle, encre, acrylique, huile) et de techniques mixtes alliant dessins et collage.

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